RETROSPECTIVE

Publié le par senou

 

En cinq mois, cinq marchés se sont incendiés dans ces quatre villes camerounaises.

 

 

Le phénomène devient stupéfiant et inquiétant. Depuis décembre 2009, soit environ cinq mois, on recense déjà cinq marchés ayant connu l’invasion des flammes : deux à Douala, un à Tiko, un à Bafoussam et un à Kribi.

15 décembre 2009, Douala

A cette date, le grand marché de Douala plus connu sous le nom de marché central, situé au quartier New-Bell, prend feu. Le drame commence vers 15 heures et l’alerte est aussitôt donnée. Mais c’est au bout de trois heures de dur labeur que les flammes sont vaincues. Le bilan est lourd : des centaines de boutiques et commerces ravagés, et des centaines de millions de Francs Cfa de perte. Côté humain, une dizaine de personnes hospitalisées. D’après les premières enquêtes, le feu provenait un court-circuit électrique lié à un retour brusque de l’électricité dans le marché.

2 mars 2010, Tiko

Le matin du 3 mars, les populations de cette ville de la région du Sud-Ouest se réveillent en découvrant leur marché ravagé par une combustion.                                                                                                         Le feu s’était déclaré la veille autour de 17 heures 45, peu après la fermeture du marché. Il provenait de la boutique numéro 3 située au milieu du bloc qui forme le marché. C’est avec beaucoup de difficulté qu’il fut bravé. D’après les conclusions des enquêtes ouvertes à cet effet, le bilan ici a été plus désastreux : le marché entièrement consumé, 800 commerçants victimes et une perte évaluée à 8 milliard de Francs Cfa.

12 mars 2010, Bafoussam

 Le marché central de Bafoussam connu ce jour l’agression d’une crémation dramatique. Déclenché au environ de 6 heures, la combustion était parti d’un atelier de couture avant d’embraser trois autres boutiques de vente de vêtement. Trois pistes ont été données pour expliquer l’origine des flammes : un court circuit, un fer à repasser laissé branché et une main criminelle. Le feu a été éteint suite à la mobilisation des autorités administratives (le préfet, le procureur de la République près les tribunaux de la Mifi …), en l’absence notoire des sapeurs pompiers arrivé après la fin des flammes. Au total, on a enregistré des pertes de l’ordre de plusieurs dizaines de millions de Francs Cfa et quatre boutiques consumées.

27 avril 2010, Kribi

Le marché de Nkolbiteng à Kribi a été calciné ce mardi 27 avril là. Le feu s'est déclaré vers 3 heures du matin et serait parti d'un court-circuit issu du branchement d’un congélateur qui provoquait des étincelles depuis deux jours. Il a été arrêté autour de 5 heures du matin grâce au déploiement massif des populations de Nkolbiteng et à l’arrivée des autorités administratives sur les lieux (préfet, sous préfet et délégué du gouvernement). Le bilan a fait état de plusieurs étals des commerces brûlés ainsi que de nombreux magasins entièrement calcinés.

9 mai 2010, encore Douala

Cette fois il s’est agit du marché Congo situé à Akwa. Les flammes ont débuté aux environs de 16 heures ce dimanche et ont ravagé une partie importante du dit marché. Elles n’ont été arrêtées par les sapeurs pompiers qu’autour de 21 heures dans la nuit, avec beaucoup de peine. Le sinistre serait parti d’un fer à repassé laissé branché par un commerçant. En tout, plusieurs dizaines de boutiques réduites en cendre. Le coût économique du drame reste à définir.

Pour tout dire, ces incendies mettent au grand jour l’état de désuétude de nos marchés. Jusqu’ici, aucune victime macabre n’a encore été enregistrée. Mais une question reste : qu’est ce qui est fait pour empêcher que les nombreux autres marchés du Cameroun, qui se trouvent dans le même état que ceux que nous venons de relever, ne soient pas aussi emportés par les flammes ?

SEGNOU Siéwé

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article